Qui es-tu ?
Toi, l’imaginaire, ou toi, le réel ?
Le premier, c'est ce que je préfère.
C'est celui qui m'aime.
Mon désir incarné,
L'haleine chaude et humide,
Les baisers et le toucher,
Mes yeux fermés, inutiles.
Je te sens. Je ne te sens pas.
J'aimerais que tu sois vrai.
Je t'aime, même si tu n'existes pas.
Je n'arrive pas à t'empoisonner.
Que tu me haïsses, toi, le réel,
Que tu me trouves impossible.
Toi, l'imaginaire, sera enfin mort.
Et je pourrais continuer à vivre.
Mais tu me vois les yeux grands ouverts,
Le regard trop objectif.
J'aurais préféré tes yeux fermés
pour voir le moi, fictif.
